Acheter un bien immobilier au Maroc quand on vit à l'étranger
Acheter depuis l'étranger est parfaitement faisable, à condition de sécuriser trois choses : le titre, le financement et la traçabilité des fonds.
Vérifier le statut juridique du bien
Le point le plus important : le bien doit être immatriculé (titre foncier). Le notaire ou l'adoul demande un certificat de propriété récent auprès de la Conservation foncière, qui indique le propriétaire réel et les éventuelles hypothèques ou oppositions. Un bien non titré demande une vigilance renforcée.
Le compromis de vente
Il fixe le prix, les conditions suspensives (obtention du prêt notamment), le calendrier et le montant de l'acompte. C'est le document qui vous protège : ne le signez jamais sans l'avoir fait relire.
Le financement
Les banques marocaines financent les non-résidents, avec un apport généralement plus élevé et un dossier plus complet (revenus étrangers, relevés, contrat de travail). Comparez au moins deux établissements : les écarts de taux et d'assurance sont réels.
L'Office des changes et le rapatriement
Si vous financez l'achat en devises via un compte convertible, vous conservez la possibilité de rapatrier le produit de la revente et les loyers. C'est un point trop souvent négligé au moment de l'achat, et impossible à rattraper après coup. Conservez toutes les preuves de transfert.
Les frais à prévoir
- Droits d'enregistrement et de conservation foncière.
- Honoraires du notaire.
- Honoraires d'agence.
- Travaux, syndic et taxe d'habitation selon le bien.
Un achat réussi se joue avant la signature : sur la vérification du titre et sur la structure de financement.
Un projet à Casablanca ?
Je suis Nessa Bengio, conseillère immobilier à Casablanca. J'accompagne les expatriés et les MRE, de la recherche du quartier jusqu'à la remise des clés.